la lutte sénégalaise sur la 2

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Published in: on 13 juin 2009 at 13 h 02 mi  Laisser un commentaire  

La lutte sénégalaise de A à Z

La lutte sénégalaise (avec « frappe ») ne laisse personne indifférent au Sénégal. Cette lutte, dont la pratique est séculaire dans tout le pays, s’est professionnalisée. Depuis quelques décennies dans le pays et les galas sont devenus des rendez-vous sportifs incontournables.

Elle provoque,  enflamme les passions de tous les Sénégalais. Tous se rendent aux stades, tendent l’oreille à la radio ou se fixent devant leurs télévisions pour regarder les rencontres entre les lutteurs. Un sport qui génère, depuis sa professionnalisation, des millions de francs CFA. Abdou Wahid Kane, sociologue du sport et enseignant à l’Institut national supérieur de l’éducation physique et du sport de Dakar, décortique pour nous la discipline.

Bienvenue dans l’arène des combattants et des codes de la lutte.

Par Badara Diouf


Afrik.com : Quelles sont les origines de la lutte au Sénégal ?
Abdou Wahid Kane : Ses origines sont lointaines. Il faut savoir que ce sport était jadis pratiqué dans les campagnes pour célébrer la fin des récoltes chez les ethnies Sérères et Diolas, qui restent jusqu’à ce jour un vivier d’excellents lutteurs. Cette joute, à caractère folklorique, avait pour but de mesurer la force des hommes et de désigner le champion du village.
Afrik.com : Quelles sont les règles pour les combattants ?
Abdou Wahid Kane : Le périmètre de l’arène est délimité par un cercle de sacs de sable. Chaque lutteur essaie de faire tomber son partenaire. Le premier qui met ses quatre appuis au sol, qui se couche sur le dos ou qui sort du cercle en tombant, est déclaré perdant par l’arbitre. Mais les règles d’arbitrage peuvent parfois varier.
Afrik.com : Avant l’affrontement des lutteurs, l’atmosphère est très protocolaire, avec à tout un cérémonial et tout un cuel mystique. Pourquoi ?
Abdou Wahid Kane : La lutte est auréolée de nombreux rituels mystiques, qui sont des chants de bravoure censés galvaniser les lutteurs. Tout cela est suivi par des cérémonies pour conjurer le mauvais sort avant chaque combat. Au-delà de la préparation physique des « mbeurkatt » (mot wolof désignant les lutteurs, ndlr), le cortège des marabouts accompagnant les athlètes dans l’arène de la compétition, viennent cristalliser des prières salvatrices censées donner la victoire à son protégé qui arbore des gris-gris (talisman) de même que des prises de bains rituels. Avant chaque affrontement le mbeurkatt se livre au « Baccou » qui consiste à chanter ses prouesses en vue d’intimider l’adversaire et de séduire son public en dansant au rythme du tam-tam. Chants, également entonnés par les griots et griottes attitrés, qu’on appelle alors « Ndawrabine ».
: Depuis quand la lutte s’est professionnalisé, notamment la lutte avec « frappe » ?
Abdou Wahid Kane : On s’accorde à dire que depuis les années 20, donc sous l’époque coloniale, c’est un Français propriétaire de la salle de cinéma El Malik à Dakar aurait été le premier à organiser des combats de lutte au sein de son cinéma. Les combattants étaient rétribués grâce aux entrées payantes. Mais c’est surtout dans les années 70 que cette lutte s’est professionnalisée et s’est implantée dans les villes. C’est donc sur ces bases que la lutte avec frappe va se cristalliser en donnant forme aux premières arènes de combats et la mise en place de règlement écrit pour définir les règles régissant ce sport devenu professionnel, grâce au Comité national de la gestion de lutte (CNG).
Afrik.com : Quelles sont les spécificités de la lutte avec « frappe » ?
Abdou Wahid Kane : La spécificité de la lutte avec « frappe », est exclusivement pratiquée au Sénégal. Elle permet de donner des coups de poing au visage et au corps comme à la boxe. Il existe une fédération africaine de lutte traditionnelle qui organise des combats regroupant des lutteurs sénégalais, nigériens, burkinabé et ivoiriens. Le Sénégal figure parmi les champions de cette fédération, grâce à ses lutteurs professionnels.
Afrik.com : Suffit-il d’être bien bâti pour être un bon lutteur ?
Abdou Wahid Kane : Cela suffisait jadis, mais aujourd’hui hélas ce n’est plus le cas.Car la pratique d’autres sports de combat, comme la boxe, vient désormais se greffer à leur potentiel physique, d’ailleurs renforcé grâce à la pratique de la musculation. Plus largement, il faut intégrer quatre éléments dans la pratique de tout sport : les qualités athlétiques, la technique, la tactique et le mental. Autrement dit, la force en tant que telle n’est pas suffisante.
Afrik.com : L’écurie Mbolo à Pikine (banlieue de Dakar) est le temple formateur des plus grands lutteurs du Sénégal. Pourquoi ?
Abdou Wahid Kane : Pikine est un cas sociologique bien à part, car c’est une zone à forte urbanisation depuis des années. Elle a connu l’arrivée d’une forte population issue des campagnes. Et ce sont les personnes rurales qui ont importé la pratique de la lutte à la ville, donc Dakar et sa banlieue. Ainsi, l’école de lutte de Mbolo, créée dans les années 70, a formé les plus illustres lutteurs, tels que Mor Fadam ou Manga II. Vers la fin des années 90, ces lutteurs seront déchus par le jeune Tyson.
Afrik.com : Justement pouvez vous nous en dire plus sur Tyson et son écurie Bull Falé ?
Abdou Wahid Kane : Mohamed Tyson alias Tyson a été la star par excellence de la lutte sénégalaise entre 1995 à 2002. A lui seul, ce phénomène a fait mordre la poussière aux plus vaillants et redoutables lutteurs de l’histoire de ce sport. Non seulement c’est un colosse de plus de 1m98 et plus de 130 kg de muscle, mais il figure également parmi des lutteurs qui ont insufflé un nouveau courant dans la lutte sénégalaise avec l’écurie Bull Falé (terme wolof voulant dire Témérité, Rébellion, ndlr) de Pikine, dont il est le chef de file. C’est une manière d’être, de s’habiller, une affirmation de soi. Le Tyson sénégalais écoute de la musique rap, roule dans de gros véhicule 4/4 et porte le pseudo d’un des plus célèbres boxeurs américains (Mike Tyson, ex-champion du monde de la catégorie poids lourd, ndlr). Ce sportif est également intéressant, car s’il est très religieux (il affiche son appartenance à la confrérie musulmane Tidjane) et incarne à la fois le rêve américain. Le succès grâce au sport, donc la réussite sociale et la notoriété nationale. Tyson est un exemple pour beaucoup de jeunes sénégalais qui s’identifient à lui. Il symbolise la tradition et le modernisme dans lequel nous vivons.
Afrik.com : Les cachets des lutteurs atteindraient des millions de Fcfa ? Est-ce un mythe ou une réalité ?
Abdou Wahid Kane : C’est une réalité, car les télévisions, les sponsors et les promoteurs sont prêts à payer ces sommes aux sportifs. L’ensemble de ces éléments combinés fait qu’il est possible de payer des cachets de 30 à 50 millions de Fcfa pour les grands lutteurs dans la catégorie des poids lourds. Certains disent que les sommes versées sont bien au-dessus de celles annoncées par les promoteurs pour des raisons fiscales.
Afrik.com : Le 14 mai dernier un gala de trois grands combats était organisé. On parlait d’une enveloppe de 80 à 200 000 millions Fcfa pour rétribuer les lutteurs.
Abdou Wahid Kane : C’est très plausible, comme je vous le disais précédemment. La lutte suscite un tel engouement que tout le monde veut voir son nom, son logo, son spot publicitaire être mis en image. Et il faut ajouter le nombre des entrées payantes, qui peuvent être de l’ordre de 5 000, 10 000, voir de 25 0000 à 30 000 places comme dans l’enceinte du stade Léopold Sédar Senghor pour le cas du gala du 14 mai dernier. Gala qui regroupait trois grands combats de poids lourd et super lourd. Chaque lutteur était une tête d’affiche à lui seul. Évènement rarement organisé vu la dimension des lutteurs (Yékini, Bombardier, Mustapha Gueye…) présents dans l’arène.
Afrik.com : La lutte actuelle est un sport ou business ?
Abdou Wahid Kane : C’est le mariage des deux que l’on voit actuellement dans l’arène et en dehors de l’arène. Les sportifs ont des préparateurs physiques attitrés, et chaque lutteur a un manager, un avocat pour le conseiller. La carrière des lutteurs professionnels est assez brève. Ils essaient donc de ramasser le maximum de gain tant qu’ils le peuvent et de veiller au mieux à leurs intérêts.
Afrik.com : S’il y a une histoire de business, le phénomène du dopage doit être une réalité ?
Abdou Wahid Kane : En principe le problème du dopage n’est pas censé exister, mais lorsque l’on remarque, en peu de temps, les changements morphologiques de certains lutteurs, on peut émettre des doutes sur l’absence de dopage. De plus conjugué aux manques de contrôle des lutteurs, le problème du dopage n’est pas à exclure.

Published in: on 13 juin 2009 at 12 h 32 mi  Laisser un commentaire  
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Tyson, la star emblématique de la lutte sénégalaise Le plus charismatique des athlètes sénégalais

164166_125342965_681807792-small_H011151_L[1]La lutte sénégalaise avec « frappe » a connu en 1995 l’un de ses plus illustres et charismatiques combattant : Mohamed Ndao plus connu sous le pseudonyme de Tyson. Ce colosse a régné sans partage dans la discipline des lutteurs lourds et supers lourds de 1995 à 2002. Il est revenu à la charge en 2004 et attend un nouveau défi pour 2005. Interview exceptionnelle avec une terreur des arènes et un homme d’affaires accompli.

Par Badara Diouf

Chef de file de l’écurie Bull Falé et star incontesté de la lutte sénégalaise, Tyson a révolutionné ce sport traditionnel. Athlète à la force herculéenne et tombeur des plus grands lutteurs (Tapha Gueye, Mor Fadam, pour ne citer qu’eux…), le « mbeurkatt » est toujours aussi dévastateur et craint par ses pairs. Point sur la carrière de ce monument national de la lutte traditionnelle.

Afrik.com : Quand avez-vous débuté la lutte ?
Tyson :
J’ai toujours eu des prédispositions pour le sport. Je me suis essayé pendant l’année blanche de 1988 (années sans cours, ndlr) au basket et à la boxe. Ce n’est qu’en 1992 que je me suis mis à la lutte. Et c’est en 1995 que j’ai été révélé au grand public en gagnant un grand combat dans la catégorie des supers lourds.

Afrik.com : Vous êtes une véritable force de la nature. Est-ce un avantage dans la lutte ?
Tyson :
En effet, cela aide beaucoup (rires). Je mesure 1m98 pour un poids qui varie entre 130 à 135 kg. Dans le cas de la lutte avec frappe, pratiquée exclusivement au Sénégal, mon physique est un avantage certain.

Afrik.com : Pourquoi avoir opté pour le pseudo Tyson ?
Tyson :
J’ai fait de la boxe dans les années 90 et à cette époque Mike Tyson était le plus jeune champion du monde de boxe dans la catégorie des lourds. Je me suis identifié à lui et j’ai décidé d’adopter ce surnom par la suite.

Afrik.com : Le nom de l’écurie de lutteurs Bull Falé, dont vous êtes le chef de file et l’un des précurseurs, revient dans toute les bouches. Comment expliquez-vous ce succès ?
Tyson :
L’écurie de Bull Falé, basée à Pikine (banlieue de Dakar) et dont je fais partie, est née sous l’impulsion d’un groupe d’amis amoureux du sport. Nous avions l’habitude de nous entraîner à la plage. Par la suite, nous avons créé notre propre structure organisationnelle qui était différente des autres écuries existantes. Au départ, personne ne nous prenait au sérieux, mais à ma première victoire, le regard et l’opinion des gens ont changé à notre égard. Plus moderne et très professionnel, notre mouvement Bull Falé a séduit le public. Nos sorties dans les arènes sont toujours spectaculaires, comme les shows à l’américaine. Mais la notion de Bull Falé, que nous avons lancé, reste pour beaucoup une philosophie, le phénomène social du self made man. Nous n’avions rien et à force de travail et grâce à Dieu nous avons réussi à sortir de l’ombre pour atteindre des sommets.

Afrik.com : Votre palmarès est édifiant. De 1995 à 2004, vous avez disputé 12 combats et remporté 11 victoires. Qu’est-ce-qui vous différencie des autres lutteurs ?
Tyson :
Le travail et la discipline paient. Mais j’ai surtout la chance d’avoir été formé à la lutte par des karatékas qui m’ont enseigné le sens de la sérénité dans les affrontements et un regard constant sur mon adversaire. J’ai appris le sens de l’attaque dans mes débuts de lutteur amateur avant d’être professionnel. J’ai acquis beaucoup d’expériences lors des différents combats organisés dans les Mbappattes (paris sur les lutteurs dans les combats libres où les gains peuvent être de l’argent ou des biens alimentaires, ndlr). Ces divers disciplines sportives m’ont donné mon style actuel, ce qui peut faire la différence avec les autres lutteurs.

Afrik.com : Evoquons un sujet sensible, le 25 décembre 2002 à la suite de votre défaite face à Bombardier, vous n’avez pas livré de combat durant toute l’année 2003. Pourquoi ?
Tyson :
J’avais décidé de prendre une année sabbatique.

Afrik.com : L’arbitrage dans le sport est toujours discutable, notamment dans votre défaite face à Bombardier. Comment réagissez-vous par rapport à cela ?
Tyson :
Nous avons affaire à des hommes et les erreurs peuvent exister. Pour ce qui est de mon combat avec Bombardier, je l’ai perdu et j’accepte la décision de l’arbitre. Pour ma part, je suis peu concerné par les soucis d’arbitrage, car la totalité de mes combats je les ai gagnés de manière claire et nette. Et s’il y a des améliorations à faire dans le domaine de l’arbitrage je laisse le soin à la fédération de lutte de prendre les bonnes décisions dans ce sens.

Afrik.com : On dit de vous que vous êtes un véritable sportif homme d’affaires, qui empoche des cachets de plus de 50 millions de Fcfa, voire plus, pour accepter de rentrer dans l’arène ?
Tyson :
(Rires) Je ne m’en cache pas. Je suis un sportif et j’apporte au public du spectacle en créant l’événement à chacune de mes sorties pour livrer de grands combats. Les promoteurs, les sponsors et les spectateurs demandent des lutteurs de qualité et cela nécessite un prix à payer.

Afrik.com : Négociez-vous vous-même vos salaires et comment gérez-vous votre carrière ?
Tyson :
J’ai la chance d’avoir fait des études en allant jusqu’au bac. Donc, je suis assez averti en matière de business. Pour ce qui est de la négociation de mes salaires je dirais que tout un chacun connaît sa valeur marchande (rires). En revanche, j’ai la chance d’avoir de bons conseillers. Tout ce staff est un comité de gestion et d’appui qui a été créé spécialement pour mon image et ma carrière sportive.

Afrik.com : Quel effet cela vous fait d’être adulé par la jeunesse ?
Tyson :
Je dirais louanges à Dieu, car c’est toujours assez plaisant d’être aimé et admiré. Cela m’encourage davantage à rester un exemple, aujourd’hui et demain. C’est pourquoi je surveille mon hygiène de vie. Je ne bois pas, je ne fume pas et j’évite les excès de toutes sortes.

Afrik.com : Comment se fait votre préparation physique avant chaque combat ?
Tyson :
Mes méthodes d’entraînement peuvent différer, parfois je m’entraîne au Sénégal avec mon préparateur physique, mais j’ai eu à aller m’entraîner à l’étranger, comme en 1997 où je me suis rendu en Espagne. Sinon je vais à Miami aux Etats-Unis. Disons que je privilégie les endroits où je peux courir sur la plage, car c’est une tradition de lutteur.

Afrik.com : Yékini, le nouveau lutteur dans la catégorie super poids lourd, fait actuellement figure de numéro 1 dans l’arène. Comment le considérez-vous ?
Tyson :
C’est un lutteur parmi d’autre et je devrais l’affronter prochainement, en juillet ou en octobre. Mais, encore une fois, je laisse les promoteurs et les sponsors faire leurs offres, nous sommes en fait en pleins pourparlers pour la faisabilité de ce combat entre Yékini et moi.

Afrik.com : Quel regard portez-vous sur le dopage ?
Tyson :
Je ne me dope pas et je déconseille à toute personne de se doper. Comme tout le monde le sait, la pratique est néfaste. Le problème, c’est que les contrôles n’existent pas à l’heure actuelle et que les sportifs sénégalais, dans le cadre de la lutte, n’ont pas la liste des produits permis et interdits. Le comité national de la gestion des luttes (CNG) ne dispose pas des techniques compétentes pour des vérifications de dopage. Donc, les rumeurs de dopage dans le milieu circulent.

Afrik.com : La lutte a des soucis de réglage quant aux problèmes de catégories entre combattants, des différences de 10 à 20 kg existent souvent. Que fait le CNG pour répondre à cette inégalité ?
Tyson :
C’est regrettable pour la catégorie des petits et moyens lutteurs, mais pour ce qui est de la catégorie des super lourds, la difficulté est levée. Cette catégorie, dont je fais partie avec deux autres lutteurs (Bombardier et Yékini), ne permet que le combat des personnes de plus de 120 kg.

Afrik.com : La lutte est le sport national au Sénégal, mais elle ne dispose toujours pas d’infrastructures propres et les combats sont livrés dans les stades de foot dont elle est tributaire. Est-ce normal ?
Tyson :
Evidemment que ce n’est pas normal ! Notre sport a pris de court tout le monde depuis ces dix dernières années. Comme on dit : « gérer c’est prévoir ». Ici, ça n’a pas été le cas. J’espère de tout cœur que les autorités vont donner à ce sport toute la dimension qu’il mérite en lui offrant les moyens de mieux se développer et de s’organiser.

Afrik.com : La lutte professionnelle s’est modernisée et le plus fort dans l’arène est sensé l’emporter sur son adversaire. Cependant, les rites mystiques demeurent toujours très présents.
Tyson :
En dehors de l’aspect sportif, il ne faut perdre de vue l’idée que c’est un sport avant tout traditionnel, donc le folklore y joue une part importante. Mais j’ajouterais aussi que c’est le côté rites mystiques qui donne à la lutte sa touche pimentée (rires). Le sport est pratiqué par des hommes modernes, mais la tradition doit demeurer.

Afrik.com : Le gala de lutte, qui s’est déroulé le 14 mai 2005, regroupait les ténors de la discipline. Pourquoi étiez-vous absent de l’arène ?
Tyson :
Luc Nicolaï, le promoteur de cet événement, ne m’a pas convié, mais j’étais disponible à combattre. Comme on dit, ’à chacun son tour chez le coiffeur’. Pour ma part, j’attends tout simplement que l’on me fasse des propositions intéressantes de combat.

Afrik.com : Je vous laisse le mot de la fin…
Tyson :
Avant tout, je remercie mes fans et supporters à travers le Sénégal, la France, l’Italie, l’Espagne et les Etats-Unis. Je vous fais part d’une information liée à ce sport. Nous avons un projet d’exportation de la lutte sénégalaise en France à Bercy (Palais Omnisports où se produisent des événements sportifs de grande envergure, ndlr). Projet qui devrait voir le jour prochainement si tout se passe bien.

Published in: on 13 juin 2009 at 12 h 07 mi  Comments (1)